FINANCE NUMÉRIQUE - L’APIF INITIE UN CADRE POUR L'ÉCLOSION DES FINTECHS EN FAVEUR DE L’INCLUSION FINANCIÈRE EN CÔTE D’IVOIRE

Lun 29 décembre 2025Classé dans ArticlesVue(s) 136 fois

L’Agence de Promotion de l’Inclusion Financière de Côte d’Ivoire (APIF CI) a procédé le 17 décembre 2025, à la restitution des résultats d’une étude initiée en vue de la mise en place d’un Bureau d’innovation destiné aux entreprises de Finance Technologique (FinTech).

Recruté pour la conduite de cette étude, le cabinet MicroSave Consulting (MSC), spécialisé dans le conseil et l’implémentation en matière d’inclusion sociale, économique et financière, avait démarré officiellement sa mission le 06 août 2024 avec des objectifs déclinés en trois points.

Il s’agissait d’abord, d’analyser l’écosystème d’éclosion, d’existence et de développement des FinTechs ; ensuite, d’identifier les besoins des acteurs et les attentes du marché ; et enfin, de concevoir un modèle économique viable qui assure l’autonomie financière et la pérennisation du projet.

Afin de présenter à l’ensemble des parties prenantes, la vision et la structuration de ce cadre public-privé d’accompagnement et de développement des FinTechs en Côte d’Ivoire, l’atelier a été ponctué de plusieurs interventions et points clés d’attention.

Dans un premier temps, il a été fait l’analyse diagnostique et l’identification des besoins de l’écosystème des FinTechs en Côte d’Ivoire.

Dans un deuxième temps, la vision, les facteurs clés de succès et des recommandations ont été suggérés pour la viabilité du projet.

Et, dans un troisième temps, une feuille de route a été proposée pour le démarrage, le fonctionnement et la visibilité du Bureau d’innovation des FinTechs.

Le diagnostic mené par MSC durant la période 2024-2025 souligne des défis à relever et des facteurs favorables à exploiter pour l’amélioration des conditions de développement des Fintechs.

Au titre des défis identifiés, l’on note que le cadre réglementaire est relativement contraignant et occasionne un faible accompagnement en termes de conformité. En outre, l’absence d’un fonds pour le démarrage, la croissance et le financement des FinTechs constitue un autre obstacle. De plus, des difficultés d’accès aux infrastructures API sont une entrave à une meilleure agrégation et gestion des données web, et à une meilleure coopération entre les acteurs de l’écosystème. 

Quant aux facteurs favorables identifiés, il est noté le dynamisme de l’écosystème des FinTechs, l’existence de services digitaux matures, la volonté d’innovation présente au sein des institutions financières, la présence déjà manifeste d’universités, d’incubateurs et l’adaptation progressive des régulateurs.

En ce qui concerne le panorama des offres existantes, il est fait le flagrant constat que les FinTech concentrent leurs produits et services sur les paiements et transferts d’argent. En d’autres termes, les besoins du marché ne sont pas totalement couverts sur des segments tels que ceux de l’assurance, de l’épargne, de l’investissement, du crédit ; des gaps que le futur bureau d’innovation envisage de réduire.

Le Bureau d’innovation des FinTechs, tel que visualisé dans sa phase actuelle, représente un espace national à la fois public et privé de référence pour accélérer l’innovation dans les services financiers, renforcer la confiance des régulateurs, faciliter l’inclusion financière des populations, attirer des partenaires, des investisseurs et des talents. 

Pour ce faire, le Bureau reposera sur une architecture qui prendra en compte l’environnement réglementaire, le développement de compétences techniques, un accompagnement structuré aux start-ups. 

Par ailleurs, pour garantir la pérennisation du projet, il est préconisé que le modèle économique du bureau fonctionne sur la base d’un modèle économique qui s’équilibrera tant aux niveaux de ses charges que de ses ressources.

Par ailleurs, pour garantir la pérennisation du projet, il est préconisé que le modèle économique du bureau fonctionne sur la base d’un modèle économique qui s’équilibrera tant aux niveaux de ses charges que de ses ressources.

Par ailleurs, pour garantir la pérennisation du projet, il est préconisé que le modèle économique du bureau fonctionne sur la base d’un modèle économique qui s’équilibrera tant aux niveaux de ses charges que de ses ressources.Lors de la conclusion de l’atelier, M. BROU Patrice, Directeur par intérim de l’APIF CI a rappelé à l’ensemble des participants que le projet de mise en place d’un Bureau d’innovation répond à un besoin réel du secteur de la FinTech et à la volonté de l’Etat de promouvoir la finance numérique pour le renforcement de l’inclusion financière en Côte d’Ivoire. Il a toutefois indiqué que la réussite de ce projet reposera sur la poursuite d’une collaboration étroite entre le secteur public, les FinTechs, les institutions financières et l’ensemble des autres parties prenantes. 

 

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