Développement de la Finance Technologique : : la Banque mondiale formule des recommandations

Ven 18 décembre 2020Classé dans ArticlesVue(s) 567 fois

L’Agence de Promotion de l’Inclusion Financière de Côte d’Ivoire (APIF – CI) avec le concours du Groupe de la Banque mondiale (GBM) et de l’Agence Française de Développement (AFD) a organisé un atelier virtuel portant sur la restitution d’une étude panoramique axée sur l’écosystème des fintechs exerçant en Côte d’Ivoire, le jeudi 17 décembre 2020.

Les résultats indiquent que le taux de pénétration du mobile money à fin 2019 est de 67%. Et sur la période allant de 2018 à 2019, le taux de croissance du parc d'abonnés au mobile money a augmenté de +37,2%.

Les 37 fintechs répertoriées en Côte d’Ivoire, sont catégorisées par la Banque mondiale en quatre (4) groupes :

- les fintechs indépendantes ;
- les fintechs appartenant à un groupe bancaire ;
- les fintehs financées par des groupes internationaux ;
- les filiales de fintechs européennes implantées en Côte d’Ivoire.

Il ressort qu’auprès de la population ivoirienne, les points d’accès au mobile money connaissent une croissance supérieure; en comparaison à celle liée à l’usage des Guichets Automatiques de Billets (GAB).

Pour renforcer l’intégration des fintechs dans le tissu économique et social, le Groupe de la Banque mondiale (GBM) et l’Agence Française de Développement (AFD) ont formulé plusieurs recommandations. Notamment :

- la mise en place d’un cadre institutionnel, réglementaire et légal ;
- un meilleur accès au financement ;
- la mise en place d’un cadre d’apprentissage de compétences et de connaissances favorables aux fintechs.

Ces initiatives vont concourir à l’optimisation des domaines de l’économie ivoirienne tels que
la numérisation des flux gouvernementaux, l’agriculture, le e-commerce, les transferts de fonds ainsi que les activités génératrices de revenus détenues par les femmes et les jeunes des zones rurales.

Face à ces enjeux, l’APIF-CI a fait de la promotion de la finance numérique une priorité; d’où son inscription sur la liste des cinq axes majeurs qui sous-tendent la Stratégie Nationale d’Inclusion financière (SNIF-2019-2024).

L’objectif de la SNIF est de rehausser le taux national d’inclusion financière actuellement de 40% à 60% à l’horizon 2024.

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